A l’assaut de Mont Orgueil

La tempête qui a sévi le premier soir, de mon arrivée, n’était rien en comparaison de celle de la nuit dernière. Le vent soufflait si fort, qu’il en faisait vibrer ma fenêtre de chambre.

À 7 h, heure locale, ah, oui, je ne sais plus si je l’ai mentionné, mais nous avons une heure de différence par rapport à la France, tant que cette dernière est en heure d’hiver, et deux heures dès que les Français passent à l’heure d’été. Donc à 7 h, lorsque j’ouvrais les yeux, la pluie, sévissait encore au-dehors. Je me préparais donc, à une mauvaise journée. Comme nous étions mercredi, jour où je me lave les cheveux, j’ai pris tout mon temps. Puis j’ai préparé mon sac de linge, je ne sais pas comment je m’y suis prise, mais j’ai trouvé le moyen de salir pratiquement toute m’a réserve, le moins drôle, c’est que mes 2 pulls étaient au sale. 

J’étais prête à perdre une heure sur internet à la recherche de laverie sur St Hélier, lorsque je me suis dit que la réceptionniste de l’hôtel saurait mieux me renseigner. Aussitôt dit, aussitôt fait, je suis descendu, avec mon plan en main. Bon d’accord, le mot « laverie », ne faisait pas partie de son vocabulaire français, mais en lui expliquant de quoi il retournait, j’étais sauvée, puisque je n’aurai pour laver mon linge, qu’à monter un étage supplémentaire, et débourser la somme de 5 livres pour 1 jeton de nettoyage, et 1 de séchage, lessive en prime. De peur de faire rétrécir mon linge, je ne l’ai pas mis longtemps à séché, préférant le finir dans la chambre, en l’installant sur cintre. Le temps de faire tout ça, il était midi, lorsque je suis sortie. J’avais pour idée de me procurer un nouveau pull, tant pis pour le poids, ou plutôt un gilet, qui peut parfois s’avérer plus pratique. Mais avant de me rendre dans les boutiques, je décidais d’aller faire un petit tour à l’office du tourisme. Afin de mettre au point certains détails de mon voyage.

En 5 minutes, il fut décidé, que j’irai au Mont Orgueil. Mais comme il était trop tard pour m’y rendre à pieds, et ainsi tester le chemin de randonnée, j’y allais en bus, oubliant totalement le pull que je voulais m’acheter, et ne comprenant pas pourquoi mon interlocutrice, me disait qu’à Gorey, le village où se situait le Mont Orgueil, je trouverais des boutiques, charmantes, et que j’y trouverais ce dont j’avais besoin. 

Au lieu de ça, je me dirigeais directement vers un petit restaurant à l’allure charmante, déjà bien rempli. Je vérifiais cependant avant d’entrée qu’il ne s’agisse pas d’un piège à touriste, même s’il n’en avait pas l’air, c’est-on jamais, d’autant qu’il avait une vue imprenable sur le petit port.

Autre détail, il faisait tellement bon, que j’avais envie de déjeuner en terrasse, aussi, je vérifiait s’il restait des tables. Preuve en est que j’ai bien choisi, non seulement le fish and chip, et sa purée de pois cassés était excellent, mais, le chef ne pousse pas à la consommation, car lorsque je lui ai dit que j’hésitais entre le fish and chip, et le curry de poulet, il m’a conseillé, le premier, fait maison avec la pêche locale, prétextant, que c’était encore plus agréable de manger ce plat, face au port. Mais surtout le curry, faisait 2 £ de plus. Ce que j’aime ici, c’est qu’aucun restaurant ne retrouve à dire, si vous ne choisissez pas d’entrée, ni de dessert. Mieux, ils ne vous le proposent pas. En étudiant un peu, les habitants, j’ai constaté, qu’ils avaient toujours des gobelets à la main, ou dégustaient un tas de trucs, à longueur de journée. Il semblerait qu’ils ne font que 2 grands repas par jour, le matin et le soir, et que le reste du temps, ils grignotent. Preuve en est que si vous, vous promenez sur les berges, vous y découvrirez nombres de petits troquets et autres camions ambulants, même en cette saison.

Après ce déjeuner, une fois de plus, riche en calorie. Je partais à l’assaut du Mont Orgueil. Oh ma ma mia, la vue est juste magnifique, et cette journée quasi-printanière, qui avait pourtant fort mal commencé, donnait au paysage des couleurs incroyables. Ce château médiéval, fut tour à tour forteresse, puis prison, il subit de nombreuses transformations, presque autant que de nom. Pour devenir un véritable labyrinthe, ça monte, ça descend de tous les côtés, laissant apercevoir ici et là des pièces secrètes. Parfois un peu glauques. Comme la danse de la mort, ou plus surprenant la roue à urine, c’est ainsi qu’à l’époque médiévale la médecine reconnaissait les biens portants, des malades, en étudiant leur urine.

Cela m’a amusé de le visiter en même temps qu’un groupe de collégien français, pas tous studieux, j’en conviens. Mais ils m’ont bien fait rire.

Il n’est peut-être pas toujours aisé, le Mont Orgueil avec toutes ses marches, et souvent étroites. Mais franchement rien que pour la vue qu’il offre, il mérite le détour.

De retour à St Hélier, je décidais de regagner mon hôtel comme souvent en passant par les jardins de la mer, et en longeant une partie de la baie. Ce soir, ce sera soupe déshydraté et tomates cerises, histoire d’éponger toutes ces calories. 

 

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