Ça souffle sur la côte

Après la journée d’hier, dur de rivaliser, pour tout dire, au moment où j’ai quitté mon studio, je ne savais pas encore, de quel côté je me dirigerais. À cause de la pluie, je n’ai pas eu le temps de finir, la balade que j’avais commencé. Comme le soleil était de retour malgré un vent de tous les diables, je décidais de longer la côte ouest de l’île.

Ouahou ! Une fois de plus Jersey m’offre, un nouveau visage, la côte ouest, est un mélange, de longue plage de sable blanc, et de rochers impressionnants.

Le hasard a bien fait les choses, puisqu’en commençant par Corbière et son phare, la marée étant basse, j’ai pu approcher le phare de prêt, peut-être pas, le plus impressionnant que j’ai vu. C’est surtout son environnement qui le rend intéressant. De ce côté de l’île, la côte est plus sauvage qu’au sud, là, où se trouve Saint- Hélier. Les rochers sont nombreux et impressionnants.

Il y a même des restes de l’invasion allemande. Les bunkers, sont restés, je me suis même retrouvé, en tête-à-tête avec un canon.

Je voulais remonter toute la côte, seulement un manque de balisage, ou tout simplement un manque de concentration de ma part, toutefois, est-il, que je n’ai jamais réussi à trouver le balisage. J’ai bien essayé de prendre par la route, mais l’étroitesse de cette dernière, et le côté tortueux, avec aucune possibilité, de repli, ne m’inspiraient guère. Alors lorsque un bus à croisé ma route, je n’ai pas hésité, et suis montée à l’intérieur. Retour à la capitale, il était déjà, plus de 12 heures. Il y avait bien un restaurant à la Cordière, mais ça sentait le piège à touriste à plein nez. J’avais envie de manger dehors, le top aurait été au bord de l’océan, mais avec le vent, ce n’était juste pas possible, déjà quelques heures plus tôt, le temps de prendre les photos, j’avais du mal à tenir sur les rochers. J’ai retrouvé mon bar à soupe, mais ce dernier était fermé. Je me dirigeais plus avant dans le centre-ville, lorsqu’en passant devant la petite baguette, (souvenez-vous, c’est là que j’ai pris mon petit déjeuné, mi-anglais, mi-français). Je me suis dit pourquoi pas ? Après vérification, il restait des tables libres, et qui plus est au soleil. Car le soleil a beau être radieux, croyez-moi vu le vent, je supportais très bien mes 4 épaisseurs de vêtements. Cette fois-ci, je prenais la version cheese baguette avec du chicken et du bacon. C’est décidément délicieux, et toujours aussi gras, enfin, c’est parce que je prends mayonnaise, n’aimant pas le ketchup, et ne sachant pas dire moutarde

Mon repas avalé, je retournais sur la côte ouest, à l’Etaq, malgré le vent, et le froid qui arrivait progressivement, je suis restée, afin d’admirer la marée qui remontait.

J’étais transit, inutile de vous dire que lorsque le bus est arrivé, j’étais contente. Exceptionnellement, je n’ai pas cherché à aller jusqu’en ville en rentrant, je me suis arrêté à la station la plus proche de l’hôtel.

Fatiguée par cette journée au grand air, au sens propre comme au figuré, vu la force du vent, je me suis aperçu que j’avais commencé à attraper un coup de soleil au visage ! Au mois de mars, le comble quand même. Je sombrais dans les bras de Morphée, à tout juste 21 heures…

 

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