Comment je me sens à 6 jours du départ ?

 

À l’heure où j’écris ces lignes mercredi prochain, si la SNCF est à l’heure, j’arriverai sur Paris.

Cette dernière semaine est consacrée à l’amitié, au grand désespoir de ma ligne, les apéros et restos s’enchaînent, et la gourmande que je suis n’a qu’une crainte devoir, courir, acheter un pantalon une taille au-dessus, le jour du départ.

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J – 27

 

Il ne reste déjà plus qu’un mois, enfin en réalité, plus que 27 jours, 21 heures, et 27 minutes à l’heure où j’écris ces lignes. Merci février pour tes deux jours en moins.

Je vous ai mis ma TO Do List à jour, si vous voulez y jeter un petit coup d’œil. J’avance petit à petit, peut-être pas aussi vite que je le voudrais, mais, le principal est d’avancer.

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J – 59

 

Dans deux mois, c’est le départ. Plus exactement dans 59 jours 2 heures, et quelques secondes au moment où j’écris ces lignes.

Les questions qui reviennent le plus souvent sont :

1) Ça va, pas trop angoissé ? Dans le même style, comment tu te sens ?

2) Tu en es où de tes préparatifs, ça avance ?

Alors voyons la question 1 en premier. Comment je me sens ? Honnêtement, je ne sais pas trop, à la fois, impatiente, limite surexcitée. Avec un brin d’inquiétude, tout de même, surtout dans la gestion des préparatifs. Ma To Do list ayant une fâcheuse tendance à augmenter sans raison par moment. J’ai le sentiment d’avancer dans un monde parallèle. Surtout depuis le premier janvier, le fait d’être soudain en 2017, m’a filé une claque, comme si d’un coup, tout devenait plus réel.

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Lettre ouverte au Père Noël

Cher Père Noël,

Bon d’accord, nous sommes le 23 décembre, il était temps que je me réveille.

Comme tu le sais, je prépare un tour du monde, et avant que tu ne m’invites en Laponie, et que nous discutions de choses et d’autres, autour d’une bonne tasse de thé, en dégustant des petits sablés préparés avec amour par la Mère Noël.

Il faut que je te dise, (pour le cas où tu aurais raté l’info), j’ai enfin pris ma décision, et je veux bien bivouaquer. Et je viens de trouver la tente de mes rêves. Petite, légère, spacieuse… Tu pourras trouver cette merveille, dans les magasins Décathlon, tu vois, je t’ai vraiment mâché le travail 😉 

En visionnant la vidéo ci dessous, tu comprendras pourquoi je l’aime tant, en plus de tous les avantages cité, je peux également ajouter, facile à monter, à démonter, et en plus elle est ultra light, rien que ça, c’est un critère de choix !

https://www.youtube.com/watch?v=81xa7d7B9e4

 

 

Et si, Quasimodo, était en réalité Super Man ?

 

Je ne pensais pas que cette rubrique viendrait aussi vite, ni que la rubrique Billet d’humeur commencerait de cette façon. J’ai lâché les blogs pendant près de deux mois, mon dernier article m’était en évidence ma seconde façon de porter ma robe Naf-Naf. Seulement 1 mois et 2 jours plus tard, après avoir fait la surprise à mon mari, de me voir habiller en robe, ce dernier décédait. Ses funérailles, ont eu lieu il y a presque 15 jours. Voici le texte que je lui avais écrit.

C’est Cette Année Là, comme dirait Claude François, que tes yeux se sont ouvert pour la première fois. On dit que les premières minutes de notre vie sont décisives. Tu as sans doute dû entendre les premières notes des Beatles à ce moment-là, ce qui expliquerait que tu sois devenu un fan inconditionnel des 4 garçons dans le vent.

 

Plus rusé que le renard, et aussi patients que le petit prince. Tu as réussi l’exploit de m’apprivoiser, depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Sinon les deux années nécessaires à la vie, pour nous offrir notre cadeau de Dieu.

En cinéphile accompli, tu te vantais d’aimer les films d’horreur et de guerre, mais je crois bien que c’était surtout pour cacher ton côté fleur bleue. Tu jouais les machos, en clamant, ne pas aimer les comédies sentimentales, mais tu n’hésitais pas à me traîner 10 fois au cinéma pour regarder « une bouteille à la mer », ou « Entre deux rives ». Je t’ai même vu, verser une petite larme, sur Gost.

 

Tu étais sans religion fixe, cependant, lorsque nous avons préparé notre mariage, tu as choisi un passage de la genèse. Tu adorais cette symbolique. Le fait que Dieu ait créé la femme en coupant le flanc d’Adams. Il est vrai que nous n’étions plus qu’un.
Toujours ensemble, jamais l’un sans l’autre. On s’amusait de la réaction des gens qui admiraient notre complicité. Pour nous, c’était une évidence. Tels des âmes soeurs, nous ne pouvions rester longtemps, loin de l’autre.

 

Ah que j’aimerais que tu me donnes un peu de la sagesse, de ce peuple Amérindien que tu admirais tant. Comme eux, tu croyais en la vie, et ses mystères. Que veux-tu, avec un tel prénom, tu étais prédestiné à une certaine philosophie de vie.

 

Comme le dit, la chanson. « Te souviens-tu d’un slow, 10 ans, plus tôt », sauf que nous les dizaines, on les a plus que triplé. Mais jamais nous n’aurions cru que les paroles de ce premier slow, étaient celles d’un futur annoncé. Puisqu’en cet été qui s’achève, tu es parti à 100 mille lieux de moi, me laissant seule, sur la plage les yeux dans l’eau. Comme un rêve trop beau.

 

Mon humour noir, ou à la c. Comme je disais, t’as toujours amusé. Même aux dernières heures de ta vie, j’ai réussi à te faire rire. C’est dans un de ces moments de folie, que je t’ai surnommé mon Quasimodo. Loin de t’en offusquer, comme d’autres l’aurait fait, tu t’en amusais. Mais je crois bien que c’est l’équipe soignante de l’hôpital qui avait raison, car tu étais en réalité « super man « .

 

Merci, mon amour, d’avoir pendant 32 ans apportés un souffle à ma vie, et partagé, durant 18 ans, 1 mois, et 1 jour, cette dernière. M’offrant ton rire, comme les notes d’une mélodie. Ta joie de vivre, comme un cadeau. Tu étais le soleil, qui réchauffait ma vie, la lumière qui m’éclairait, le vent qui chassait mes peines. Même si, tu n’es physiquement plus là, j’aime à croire que, tu es partout où je suis, et où je regarde. Dans le ciel bleu, aux couleurs de tes yeux, dans la brise qui sèche mes larmes, dans les étoiles qui éclairent ma nuit. Même dans ce jeune homme que tu appelais « mon grand », et dont tu étais si fier.

 

Comme tu étais mon plus grand fan, aimant que je te lise, mes chroniques, avant que je les publie, je ne t’offre peut-être pas la plus belle, mais la plus importante à mes yeux, puisqu’elle traite du plus gros coup de cœur de ma vie.

 

Ah oui, j’oubliais, si là où tu es, tu trouves un Monopoly que tu n’as pas dans ta collection, je t’autorise à faire quelques parties en attendant que je te rejoigne.