Dans les pas de Victor Hugo

Je ne sais pas ce qui se passe avec mon ordi, je l’ai remis en charge toute la nuit, mais au départ rien, j’étais prête à laisser tomber, lorsque soudainement sans que je comprenne pourquoi, il s’est enfin rallumé. Trop tard pour que je puisse travailler dessus, du coup, je l’ai mis en veille, en espérant que ce soir, je puisse m’en servir, et tadam !!

Hier soir, à peine fini mon article sur mon smartphone, je sombrais dans les bras de Morphée, à tout juste 20H30, heure locale, j’étais épuisée, les cauchemars qui avaient fini par me lâcher depuis Jersey semblaient revenir en forces. Mais là, rien. Depuis deux jours, j’ai décidé d’utiliser mon sac de couchage, en guise de couverture, car dans ma chambre, le chauffage ne marche pas, ainsi que le sèche-serviette, et la télé, cette dernière ne me manque pas, mais j’avoue, que j’aimais bien l’allumer, à Jersey, même si je ne la regardais pas vraiment, ça me permettait d’entendre l’accent.

À peine, mon petit-déjeuner terminé, je me dirigeais dans le café du Candy parc, j’avais vu la veille que la connections wifi était bonne. J’attendais un appel de mon fiton, c’était ce matin que l’on saurait, s’il avait besoin de se faire réopérer ou non. Je m’installais après avoir demandé une grande théière de thé menthe, et commençait à tracer mon itinéraire. En plus de Hauteville House, la maison de Victor Hugo, je voulais également faire le trajet, qu’il empruntait pratiquement chaque jour, et celui qui d’après les guides, il aimait parcourir, et si j’avais assez de temps, je voulais également voir la tour Victoria, où il retrouvait, sa maîtresse de toujours.

La théière et les repérages, que je faisais durer, me prirent une heure. Je n’osais pas rester plus longtemps, d’autant plus que je n’avais pas l’intention de reprendre du thé, ce n’est pas le tout de s’hydrater, il faut, ensuite, pouvoir illiminer.

Alors que j’attendais mon bus, fiton appela, bonne nouvelle, la cicatrice, n’était pas rouverte assez profondément, et cela ne demandais que des soins infirmiers, c’était pris à temps.

Il était plus de 10h30 lorsque je me mettais en route, pour effectuer le trajet quasi, quotidien de Victor Hugo. Pour être sûr de m’hydrater, je gardais ma bouteille d’eau dans la main. Moi qui m’attendais à une petite balade tranquille, je n’ai pas été déçue. Sans être un randonneur, confirmé, il faut, cependant avoir une bonne condition physique.

Pour une fois que je ne me trompais pas dans le sens du bus, j’avais tout simplement la flemme de bouger, et attendit que le chauffeur revienne, sur St peter. Ce choix, fut encore plus motivé, lorsque je vis des gouttes de pluie sur le pare brise. Je me rappelais, que j’avais promis d’aller un jour, manger chez Chrisies, c’était le moment où jamais, fidèle à ma promesse, je pris une soupe, mais non pas un thé, mais un coca light.

Vu le temps, je n’avais plus envie de découvrir les coins préférés de Victor Hugo, à la place, je faisais un tour de petit train. Oui, je sais le piège à touriste par excellence, mais ça me rappelle de tellement bons souvenirs, que j’adore faire ce genre d’activité, que voulez-vous je suis restée une vraie gamine. Cela m’a quand même permis de voir un coin de la ville, que je n’avais pas encore découvert, et en plus, de repérer un endroit que je recherchais, finalement, ça vaut le coup les petits trains.

Pendant ma balade matinale, j’avais pris le temps de la réflexion, maintenant que je savais ce qui en était pour fiton, il me fallait décider de ce que j’allais faire, allais-je partir jeudi, comme prévu, ou rester plus longtemps, ou bien encore aller sur l’île de Sark, si je restais, il me fallait trouver un autre établissement, ou demander une autre chambre, même si j’avais plus chaud grâce à mon duvet, j’en avais un peu marre de me réveiller dans une chambre glacée. Je pesais le pour et le contre de chaque chose, j’avais pratiquement fait, tout ce pourquoi j’étais venue, il me restait encore un jour, peut-être deux, tout dépend si je partais jeudi, ou bien vendredi. Pour faire le reste.

Avant de rentrer à l’hôtel, je passais par la gare maritime, et me renseignais sur les bateaux en direction de l’Angleterre. Il y en avait un qui partait jeudi soir à 22 h 35, et un le vendredi à 7 h le matin, j’allais pour prendre ce dernier, lorsque je me suis souvenue, d’un conseil que m’ont donné nombre de tour du mondisme, et nomade, de privilégier les voyages de nuit, ce que je fis, mais je ne pris pas en couchette, j’ai pris la position assise, ça ne m’empêcherais pas de dormir, si j’étais vraiment fatiguée. Alors qu’à l’inverse, c’est pas parce que je serais couchée, que je dormirais.

Demain sera donc ma dernière nuit à Guernesey

Au détour du chemin, je découvrais un vieux fort abandonné
Après le fort, je découvrais un champ entier de bleuet

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