Durrell Park, l’histoire d’une passion

Si le mot zoo, est plus vendeur que le mot parc naturel, il ne faut pourtant pas s’y tromper, Durrell est bien une réserve, elle porte le nom de son créateur.

L’histoire d’une passion

Né en Afrique de parent Anglais, Gérald Durrell, était tellement passionné par les animaux, que son premier mot, fut « zoo ». Dès ses premiers pas, il n’avait qu’une envie, c’était de se rendre à la ménagerie locale, chaque jours de la semaine.

Malheureusement il fut orphelin de père assez jeune, et la famille déménagea en Angleterre, mais la passion de Gérald ne s’amoindrissait pas. A la place de l’école, il préférait étudier les insectes, ce qui lui valu, le titre de cancre. C’est sans doute ce qui persuada sa mère de le retirer de l’établissement, après à peine un an, de scolarité.

Le mauvais temps anglais, joua également un rôle important dans la vie de Gérald Durrell. Puisque sa mère, lasse de la météo anglaise, s’installa à Corfou, en Grêce. Y engagea le Dr Thepdore Stephanides, comme tuteur pour Gérald, c’est encouragé par ce dernier qu’il se mit à collectionner tout les animaux, du pince oreille, à la tortue afin de les observer.

Seulement la seconde guerre mondiale, passant par là, la famille Durrell, revint s’installer en Angleterre, cela n’arrêta pas pour autant Gerald Durrell, qui trouva là, matière à approfondir ses recherches, en se faisant engager auprès d’un zoo de Londres. Le zoo de Whipsnade lui permit ainsi de découvrir des lions, des kangourous, des ours, et d’enrichir ses connaissances en matières animales.

C’est surtout l’héritage qu’il obtint à 21 ans qui lui permit de vivre la vie dont il rêvait, une vie faite de voyages, d’aventures, et de zoologie. Il organisa des expéditions de collecte en Afrique de l’ouest et en Amérique du sud, rapportant ainsi des centaines d’animaux à  vendre, au bénéfice des zoos du Royaume Uni. C’est également à cette période qu’il devint auteur de best-sellers, immortalisant par l’écriture quelques rencontres merveilleuses qu’il avait eu avec des personnages pas comme les autres, tels notamment « Fon of Bafut » et « Cholmondely » le chimpanzé.

C’est peut-être ce regard d’homme de lettre, qui lui fit prendre conscience, que loin de sauver les espèces animales les zoos, gaspillaient l’héritage animales « Il y en aura toujours plus là, où, tu les prends », était la phrase qu’il entendait le plus. Mais lui, l’homme de terrain, savait que ce n’était pas vrai. Il savait que certaines espèces étaient en péril, et que la situation empiraient de jours en jours. C’est pour lutter contre ce gaspillage qu’il se résolu à ouvrir son propre zoo, un espace qui sauverait les espèces en danger d’extinction, du moins s’y efforcerait-il.

Il savait également que là, où il résidait, cela était infaisable. Il se mît donc en quête, d’un lieu approprié, on lui parla des îles anglo-normandes, le climat, (et la bureaucratie) y étaient plus favorable, qu’en Angleterre. De plus le tourisme se développait rapidement. Moins d’une heure après son arrivée à Jersey Gerald avait trouvé l’endroit parfait. Le Manoir des Augrès dans la Paroisse de la Trinité.

Comme il s’était engagé à aller chercher des animaux en Argentine et de publier également son prochain livre, il signa le bail, fit les plans pour le parc et laissa Kenneth Smiths, son partenaire de toujours réaliser les transformations.  Le zoo ouvrit ses portes en mars 1959. Gerald lui ne le découvrira que 3 mois plus tard à son retour d’Argentine, ainsi que l’étendue de ses dettes, il était non seulement ruiné, mais il lui faudrait plusieurs années pour tout rembourser. Mais Gerald croyait en son zoo atypique,  en juillet 1963, il paya personnellement toutes ses dettes, et fonda le « Jersey Wildlife Preservation Trust », une association sans but lucratif pour surperviser le zoo et développer son but de conservation. Il choisit pour symbole le dodo de l’île Maurice, un grand oiseau coureur disparut, à cause de l’homme, au 17 ème siècle. « Le dodo nous rappelle que l’objectif du Trust est d’empêcher les autres espèces de subir le même sort. »

« Si par nos efforts on peut empêcher la disparition, ne serait-ce que d’une toute petite partie des espèces en danger tout en incitant l’intérêt des gens sur l’urgence et le travail nécessaire de conservation, alors notre travail n’aura pas été vain »Gerald Durrell

A force d’acharnement, d’un travail sans relâche, et aux généreux soutien de ses amis de Jersey, Gerald Durrell pu maintenir la réserve en place, et échapper ainsi à ses premières crises financières. Petit à petit, il commença à apposer le fait, qu’il s’agissait avant tout d’un lieux où la conservation des espèces animales, étaient la priorité, et non un divertissement touristique.

Mais c’est grâce à Jeremy Mallinson, que Gerald avait choisi comme adjoint, que le Trust se développait de façon significative. Les animaux logés dans des enclos conçus pour faciliter la bonne santé, le comportement naturel et la reproduction, c’est ce qui fit la réputation de la réserve, dans les milieux du zoo.

Les années 1970 furent propice pour la réserve, non seulement Gerald était maintenant propriétaire du manoir, mais en plus, il a pu acquérir Jambo, le beau gorille à dos argenté. Mais le plus valorisant pour la réserve, c’est que son Altesse royale la princesse Anne en personne, devint la marraine du zoo, après la visite de ce dernier en compagnie de Gerald, qui pût ainsi, lui exposer son travail. C’est également à cette époque que le parc, reçut sa première conférence internationale sur la reproduction des espèces en danger.

Une passion en héritage

Gerald Durrell s’éteignit le 30 janvier 1995. Les mauvaises langues auraient pu penser que son arche, s’achèverait avec lui, il n’en fut rien. Mieux il continue à faire changer les choses. En 1999 il fût rebaptisé « Durell Widlife Conservation Trust » en hommage à son créateur. Comme le souhaitait Gerald il se concentre sur les espèces le plus en danger dans les habitats les plus menacés.

Rien n’a changé depuis la disparition du créateur. Les fondements de base sont toujours là, elles reposent sur trois piliers qui sont les Programmes sur le terrain de Durrell, L’Académie de Conservation de Durell et le Parc Animalier de Jersey. Ces trois supports travaillent en harmonie au rétablissement des espèces et habitats en danger de disparition et à donner aux populations la possibilité de poursuivre cette mission elles-mêmes.

« Nous avons essayé de créer un nouveau genre de zoo à Jersey. Je pense que nous avons réussi ». Gerald Durrell

Depuis le décès de son fondateur, l’arche a célébré plusieurs cinquantièmes anniversaire.

Mon avis 

Pour l’avoir visiter, je peux vous dire que les bénévoles et employés font un travail formidable. Les cages et autres enclos sont rares, et lorsqu’ils sont présent, c’est surtout pour protéger l’animal. Je n’ai encore jamais vu un zoo, qui vous permettent d’être aussi proche des animaux. Heureusement des petites pancartes sont là, pour vous rappeler qu’il peut-être dangereux d’essayer de les caresser, car croyez moi, c’est hyper tentant.

Je ne pourrais pas trouver mieux comme conclusion que les paroles de Sir David Attenborough

« L’importance mondiale de cette institution est formidable… Qu’elle continue pour encore cinquante ans, car je vous l’assure, le monde à besoin de Durrell »

Lire l’article sur ma visite

Toutes les photos, bientôt en ligne

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