Elisabeth se fait désirer

Dix jours, que j’attendais son ouverture ! Comme tous les matins, je partais au bord de l’océan, mais aujourd’hui, était un jour particulier, car je pourrais, enfin voir le Elisabeth Castle, je jetais un coup d’œil à la marée, car je crois que j’avais encore plus envie, de prendre le bus amphibie, que de visiter le château, cela faisait une semaine, que j’observais les préparatifs de loin.

Avant de quitter l’hôtel, j’avais réussi à coincer la réceptionniste, pendant sa pause, afin, qu’elle et les femmes de service prennent une part du gâteau qu’elles m’avaient offert la veille.

Alors j’étais encore toute à ce moment d’échange, lorsque sans vraiment comprendre comment, je me retrouvais embarquer à bord du fameux bus en direction d’Elisabeth, bien avant l’heure légale d’ouverture, et qui plus est, en même temps que l’équipe qui travaille là-bas. Une fois de plus les îliens m’offraient la possibilité de visiter un lieu une demie heure avant tout le monde.

J’apprenais par la suite, qu’entre eux, ils m’avaient baptisé la « Française », (ça va, ils ne mentionnaient pas ma taille, en disant petite française). Vous savez ce qu’on dit à propos des habitants vivant sur des îles et leur manque de courtoisie envers les touristes, surtout pour ceux dont le métier n’est pas axé dessus, car ceux dont c’est la profession s’ils ne pensent pas du bien des touristes, ont au moins le mérite de faire un effort.

J’étais donc contente de voir qu’ils m’avaient acceptée. Lançant des paris à savoir, où j’irais et qui m’aura dans son bus. J’apprenais également qu’ils aimaient ma façon de visiter, pas en courant comme tout le monde, mais en prenant mon temps.

D’ailleurs arrivé sur place, comme ils n’étaient pas prêt, ils ont fait des pieds et des mains pour trouver, un plan dans ma langue et fait des efforts à tour de rôle pour que je puisse comprendre les explications. Il semblait être important pour eux, que ma visite se passe bien. Dès que je croisais l’un d’eux, aussitôt, il me demandait, si j’aimais. Il y en a même un qui s’est inquiété, car deux heures plus tard, je n’avais avancé que d’un quart, « very big » me lança-t-il, en écartant les bras, comme pour se rassurer.

Très grand, il l’était ce château, et très intéressant, aussi. Vous me connaissez, j’ai beau, ne pas être une très bonne photographe, j’essaie toujours de trouver une photo intéressante à vous faire, alors pour ça, je regarde, je furète, un peu partout, et dans les moindres recoins.

Une fois de plus, j’ai grimpé, et descendu, un nombre incalculable de marches, oui, oui, ça commence à devenir, mon sport quotidien. Ne m’arrêtant que pour un petit thé, juste avant la présentation de l’histoire du château, malheureusement tout en anglais, et la démonstration de lancé de canon qui suivait. Là encore, le personnel du café, me demanda « toi, aimer » alors je décochais mon plus beau sourire, et lui répondis « yes, is very, very nice« , j’ai vu son visage rayonné, mais je ne sais pas si c’est parce que j’essaie toujours de leur parler anglais chaque fois que je le peux, ou si c’est parce que j’ai aimé le Elisabeth.

Lorsque j’eus fini de tout détailler, je prenais une soupe aux tomates et basiliques, avant de repartir. J’hésitais un instant entre prendre la jetée, et rejoindre Saint-Hélier, en marchant, ou, si j’attendais la navette. Cependant, la marée étant complètement descendue, je trouvais cela beaucoup moins amusant. Alors j’ai choisi la première solution, ainsi, je pourrais avoir une idée des deux.
J’avais promis à la réceptionniste, de goûter des scones avant mon départ, et prendre un véritable tea time. Mais d’une part, je ne savais pas où aller, d’autre part, j’avais ma lessive à faire. J’aurai mieux fait de prendre un tea time, car j’ai fait déteindre une tenue entière, sur deux ça fait beaucoup.

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