Et si, Quasimodo, était en réalité Super Man ?

 

Je ne pensais pas que cette rubrique viendrait aussi vite, ni que la rubrique Billet d’humeur commencerait de cette façon. J’ai lâché les blogs pendant près de deux mois, mon dernier article m’était en évidence ma seconde façon de porter ma robe Naf-Naf. Seulement 1 mois et 2 jours plus tard, après avoir fait la surprise à mon mari, de me voir habiller en robe, ce dernier décédait. Ses funérailles, ont eu lieu il y a presque 15 jours. Voici le texte que je lui avais écrit.

C’est Cette Année Là, comme dirait Claude François, que tes yeux se sont ouvert pour la première fois. On dit que les premières minutes de notre vie sont décisives. Tu as sans doute dû entendre les premières notes des Beatles à ce moment-là, ce qui expliquerait que tu sois devenu un fan inconditionnel des 4 garçons dans le vent.

 

Plus rusé que le renard, et aussi patients que le petit prince. Tu as réussi l’exploit de m’apprivoiser, depuis, nous ne nous sommes plus quittés. Sinon les deux années nécessaires à la vie, pour nous offrir notre cadeau de Dieu.

En cinéphile accompli, tu te vantais d’aimer les films d’horreur et de guerre, mais je crois bien que c’était surtout pour cacher ton côté fleur bleue. Tu jouais les machos, en clamant, ne pas aimer les comédies sentimentales, mais tu n’hésitais pas à me traîner 10 fois au cinéma pour regarder « une bouteille à la mer », ou « Entre deux rives ». Je t’ai même vu, verser une petite larme, sur Gost.

 

Tu étais sans religion fixe, cependant, lorsque nous avons préparé notre mariage, tu as choisi un passage de la genèse. Tu adorais cette symbolique. Le fait que Dieu ait créé la femme en coupant le flanc d’Adams. Il est vrai que nous n’étions plus qu’un.
Toujours ensemble, jamais l’un sans l’autre. On s’amusait de la réaction des gens qui admiraient notre complicité. Pour nous, c’était une évidence. Tels des âmes soeurs, nous ne pouvions rester longtemps, loin de l’autre.

 

Ah que j’aimerais que tu me donnes un peu de la sagesse, de ce peuple Amérindien que tu admirais tant. Comme eux, tu croyais en la vie, et ses mystères. Que veux-tu, avec un tel prénom, tu étais prédestiné à une certaine philosophie de vie.

 

Comme le dit, la chanson. « Te souviens-tu d’un slow, 10 ans, plus tôt », sauf que nous les dizaines, on les a plus que triplé. Mais jamais nous n’aurions cru que les paroles de ce premier slow, étaient celles d’un futur annoncé. Puisqu’en cet été qui s’achève, tu es parti à 100 mille lieux de moi, me laissant seule, sur la plage les yeux dans l’eau. Comme un rêve trop beau.

 

Mon humour noir, ou à la c. Comme je disais, t’as toujours amusé. Même aux dernières heures de ta vie, j’ai réussi à te faire rire. C’est dans un de ces moments de folie, que je t’ai surnommé mon Quasimodo. Loin de t’en offusquer, comme d’autres l’aurait fait, tu t’en amusais. Mais je crois bien que c’est l’équipe soignante de l’hôpital qui avait raison, car tu étais en réalité « super man « .

 

Merci, mon amour, d’avoir pendant 32 ans apportés un souffle à ma vie, et partagé, durant 18 ans, 1 mois, et 1 jour, cette dernière. M’offrant ton rire, comme les notes d’une mélodie. Ta joie de vivre, comme un cadeau. Tu étais le soleil, qui réchauffait ma vie, la lumière qui m’éclairait, le vent qui chassait mes peines. Même si, tu n’es physiquement plus là, j’aime à croire que, tu es partout où je suis, et où je regarde. Dans le ciel bleu, aux couleurs de tes yeux, dans la brise qui sèche mes larmes, dans les étoiles qui éclairent ma nuit. Même dans ce jeune homme que tu appelais « mon grand », et dont tu étais si fier.

 

Comme tu étais mon plus grand fan, aimant que je te lise, mes chroniques, avant que je les publie, je ne t’offre peut-être pas la plus belle, mais la plus importante à mes yeux, puisqu’elle traite du plus gros coup de cœur de ma vie.

 

Ah oui, j’oubliais, si là où tu es, tu trouves un Monopoly que tu n’as pas dans ta collection, je t’autorise à faire quelques parties en attendant que je te rejoigne.

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