Quand rien ne va

Comme tous les matins, depuis mon arrivée à St Hélier, c’est le vacarme des mouettes, il n’y a pas d’autre mot, qui m’a réveillée. À six heures, heure locale, je fais des proprets, jusque-là, mon organisme était encore à l’heure française, aussi bien pour manger que dormir.

La veille en revenant du Mont Orgueil, je n’ai pas pris le temps, de faire le tri dans les photos et vidéos, je me mettais donc à la tâche, lorsque je vu que mon fils m’appelait via Skype. Pour qu’il m’appelle aussi tôt, sachant le décalage horaire, je savais ce qu’il allait m’annoncer, j’ai laissé un de mes Loulous, en mauvaise santé, cela faisait déjà 2 semaines, que je m’attendais à le voir rejoindre son maître et ses compagnons. 

En ce jeudi matin, j’avais promis de me rendre, en ville pour le petit-déjeuner, et de goûter, une des spécialités de « La petite baguette », l’endroit ressemble à un food truck, avec terrasse. Malgré le temps maussade, et le froid, je m’installais pour déguster sur place. Ce passionné de la France à eu, l’idée de mettre les petits-déjeuners anglais, en baguettes, et les en cas anglais en croissant. Je me retrouvais donc avec un thé, et une 1/2 baguette toastée, comprenant œufs sur le plat, bacon, saucisse, le tout arrosé généreusement de mayonnaise. Contrairement à toute attente, c’est vraiment bon. J’ai même promis, d’y revenir, cette fois pour un tea time.

Bon, ce n’est pas le tout, mais après, avoir ingurgité toutes ces calories, il fallait trouver de quoi les brûler. Direction l’océan, et son parcours de 6 kilomètres jusqu’à St Aubin, son fort et son phare, en mode balade, et non randonnée, je voulais voir, combien de temps, il fallait pour un marcheur du dimanche. :) je m’arrêtais donc régulièrement afin de prendre des photos, je me suis même offert le luxe, de m’asseoir un instant, pour admirer le retour de la marée. Je n’ai pas résisté à foulée le sable blanc et fin de la baie de St Aubin, ce qui m’a valu, de tester par la même occasion l’étanchéité de mes chaussures Quechua.

Malheureusement, je suis arrivée sur place en même temps que la pluie, je me suis d’abord réfugiée, au café du fort, afin de déguster un thé chaud, puis ne voyant pas d’amélioration, je rejoignais l’abri de bus, afin de retourner à St Hélier. J’ai eu ainsi l’honneur, de monter pour la première fois dans un bus à deux étages, et bien évidemment, je m’installais au second. Une expérience amusante, surtout dans les tournants, et lorsque votre bus, en croise un autre sur les routes étroites de l’île, on a soit l’impression qu’on va finir dans la maison d’en face, avec leur conduite à gauche, soit que l’on est dans le bus d’Harry Potter, et que ce dernier se rétrécit afin de pouvoir passer. En passant devant la zone young, comme je l’appelle, puisqu’on y trouve le cinéma, la piscine et spa, la salle de sport, et tout les fast-food, les plus connus, tel que KFC, et Pizza Hut, je décidais d’aller dans ce dernier. Cela fait des années, que je ne suis pas allée dans une Pizza Hut, dans mon souvenir, on ne pouvait pas manger sur place, mais ici oui, et je dois dire, que j’ai hésité un instant, in eat, ou take away, comme ils disent. J’ai pris à emporter, je voulais rentrer à l’hôtel, je n’étais plus d’humeur, à visiter, j’avais froid, le moral à zéro. Je crois que j’ai bien fait, car le temps d’attendre ma commande, je me suis aperçu que sur place, on pouvait prendre au buffet à volonté des pizzas !! 

De retour à l’hôtel, je m’installais devant l’ordinateur, après m’être préparé un thé, j’avais oublié d’acheter le cola qui va avec la pizza. Et commençais à travailler toute en dégustant une part. N’ayant pas vraiment faim, je laissais le reste pour le soir, et les jours à venir.

En fin d’après-midi, le moral toujours à zéro, je tentais une sortie, il ne pleuvait plus vraiment, juste quelques gouttes de temps en temps, je décidais, de partir, à la recherche, d’un lieu, qui m’intriguait, je l’avais repéré le matin, en revenant avec le bus. Un bar à soupe ! Voilà qui me remonterais le moral, tant pis pour la pizza, je la garderais pour plus tard, au frigo, elle pouvait se garder quelques jours. Malheureusement, je fus incapable de le retrouver. Je tentais alors de me rabattre sur deux adresses, que l’on m’avait données, afin de les essayer, dans la première, il n’y avait rien à mon goût pour grignoter avec mon thé, donc raté pour un tea time. La seconde était déjà fermée, un regard à mon portable, me confirma qu’il était déjà plus de 17 heures, sans grande conviction, je me dirigeais vers ma petite baguette du matin, elle aussi fermée, idem, pour le bar à jus de fruit. Décidément, cette journée, ne tourne pas rond.

Retour au studio, mais pour une fois par le raccourci, pas envie de longer la baie, ni le parc, je m’arrêtais, à « la boutique du coin » (son véritable nom) afin d’acheter une bouteille de coca zéro, inexistant comme souvent sur l’île, je me rabattais sur un diet cola.

À défaut de soupe maison, ou de tea time, ce sera bain, pizza et coca.

Demain est un autre jour.

Vous vous souvenez des fleurs sur les bancs ? Et bien lorsque ces dernières sont fanées la famille, ou les amis, appose ces petites plaques, commémoratives.

4 réponses sur “Quand rien ne va”

  1. Je suis désolée pour ton Loulou ma Mimi. Je sais que c’est dur de les voir partir. Allez comme tu dis demain est un autre jour. Je croise les doigts pour que ce soit le cas aujourd’hui. Pleins de bisous

  2. Toute mes condoléances pour ton petit toutou qui ta quitté. Je vais t’apprendre que sur Paris à Chatellet-les-halles ainsi que sur le Boulevard des Italiens , il y a des Pizza Hut où tu manges comme un restaurant sur place et pareil plusieurs choix de part de pizza pour goûter . Mais comme ce n’est pas vraiment les quartier que l’on aime nous de Paris , c’est normal que tu ne connaissais pas !! Bisous

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