See you later Jersey+Mauvaise nouvelle

Je l’avais promis, je l’ai fait. J’ai pris mon premier petit déjeuner anglais, sans faux-fuyant comme avec le coup de la baguette chaude. Non le vrai, le méga, le copieux.

Honnêtement, je pensais que j’aurais plus de mal à le manger si tôt le matin, après, t’es tranquille, au moins jusqu’à 16 heures. Je comprends mieux maintenant, pourquoi le midi, souvent, je croisais les autochtones, sois avec un gobelet à la main, de soupe, thé ou tout autres boissons chaudes, voir même des mix de jus de fruit et légumes, alors que dès 15 h, c’était avec des sandwichs et autres paquets de chips.

Je pensais également avoir plus de mal, à réorganiser Franklin et le porter sur mes épaules, mais en fait non. Je n’ai rien changé à mes habitudes, en quittant l’hôtel, je partais en direction de l’océan, de toute façon, il me fallait aller, jusqu’à la gare maritime. Pour la première fois, je le voyais, presque déchaîné, et avec une grande marée. Répondant ainsi à la question que je m’étais posée en revenant du Elisabeth Castle. En voyant la hauteur des marches et de la digue, je me demandais si l’eau arrivait vraiment jusque-là. La réponse est oui. Et même au-dessus, pour certaines vagues. Je me suis payée le luxe non seulement de le prendre une dernière fois en photo, mais en plus de m’asseoir un moment sur le banc à le regarder. Puis lentement, je me mettais en route, passant d’abord par le port de plaisance, admirant tous ces bateaux, du plus petit au plus grand. 

Après la marche nordique pour St Jacques, et même après mon entorse, la marche rapide, je savoure maintenant la marche lente. Surtout aujourd’hui, avec de nouveau Franklin sur le dos, et geek, chargé en entier. Je ne voulais pas fatiguer ma cheville.

J’arrivais juste pour l’enregistrement des bagages, et hop Franklin dans sa cage, et un peu de plus, il repartait en France et moi à Guernesey. Lorsque la personne a entendu, mon superbe accent français, elle pensait que je rentrais. C’est seulement après avoir étiqueté, une première fois le sac, alors qu’il me tendait ma carte d’embarquement qu’il s’est aperçu que j’allais en fait à Guernesey, et hop tout à refaire.

 

Cette fois-ci sur le bateau, j’avais la chance d’être contre le hublot. Et personne à côté de moi. Contrairement à Jersey, c’est un soleil radieux qui m’accueillit. Ici aussi tout est bien indiqué, je trouvais donc facilement l’office de tourisme pour leur demander la direction de mon hôtel, bonne nouvelle, il n’était qu’à 5 mn. Autre bonne nouvelle, elle m’annonça que la maison de Victor Hugo, serait ouverte au public dès le lendemain, et qu’en plus, mon hôtel était à 100 mètres après cette dernière. Ce qui voulait dire, que non seulement, se serait bien indiqué, et qu’en plus, j’aurais la chance de la voir tous les matins et tous les soirs.

Une fois installée, je retournais au port pour grignoter quelque chose. J’avais repéré un restaurant qui était bondé lorsque je suis arrivée. Non seulement, alors qu’il était plus de 15 heures, ils ont bien voulu me servir de la soupe, mais en plus, elle était délicieuse. D’autre personne autour de moi, prenaient elles, des salades, que je me suis promis de goûter.

Alors que je dégustais ma soupe, mon fils m’appela, il avait rendez-vous chez le médecin, et j’étais assez impatiente d’avoir le verdict. J’entendis exactement ce que je craignais. Il doit se faire réopérer. Pour la même chose. On dit jamais 2 sans 3, j’espère que cette fois-ci, c’est la bonne. Ce qui veut dire aussi, que je vais faire un petit saut en France, et faire un break de quelques semaines, je reprendrais, là où j’en étais. Mais notre fils est toujours passé, avant tout le reste, et y passera toujours. Donc dès qu’on connaîtra la date de son opération, je retournerais auprès de lui, avant de poursuivre mon chemin.

Au revoir Jersey
En plein océan
Bonjour Guernesey

Qu’est-ce qu’elle était bonne cette soupe.

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