Une journée magique

À mauvaise journée, mauvaise nuit. Je n’ai donc pas attendu, mes mouettes pour me réveiller.

Je vérifiais la météo sur mon portable, aujourd’hui, j’avais rendez-vous avec les plus beaux yeux noirs de l’île, mais la rencontre que j’attendais le plus, c’est celle du plus beau rouquin de Jersey.

J’avalais un petit-déjeuner sur le pouce, thé, toasts et crumpets, avant de sortir. Comme à mon habitude, je prenais le chemin le plus long, parc, et océan. Mais une fois le jardin de l’océan passé, j’ai eu envie de me rendre vers le port, il n’était pas 9 h et j’avais le temps, même de prendre de nouvelles photos. Puis je me dirigeais, vers la station de bus.

C’est marrant comment Jersey, m’a donné une ligne directrice, totalement différente de celle que j’avais envisagée. Alors que je pensais Bagpaker, et baba cool, on attendait de moi, voyage confortable à petit budget. Qu’à cela ne tienne, j’ai ça en stock aussi. J’en étais là de mes réflexions, en montant au nord-est de l’île.

Je croyais être tombée amoureuse de Saint-Hélier, mais je me rends compte que c’est de Jersey tout entier dont je suis en amour, comme ils disent ici. C’est une île magique, à la diversité riche, et changeante. La côte de ce côté-ci est à couper le souffle pour le peu que j’en ai vu. Pour le moment, je me rends à la réserve naturelle de Durrell.

Même si cette dernière, se visite, moyennant un droit d’entrée, il s’agit bien d’une réserve et non d’un zoo. Je l’ai eu pendant prêt d’une demie heure, pratiquement pour moi toute seule. La météo annonçait un ciel plutôt couvert avec quelques éclaircies, je pensais avoir le temps de revenir vers la côte, au lieu de ça, sans m’en rendre compte, je suis restée à Durrell toute la journée. Un temps idéal, ni trop chaud, ni trop froid, enfin surtout jusque vers 15 heures, car après le vent et le froid, se sont levés.

Je me suis laissée apprivoisée par des oiseaux exotiques, j’ai joué avec des suricates, avec un en particulier, qui m’a montré, toute la richesse de leur espace. Je me suis aperçue que je parlais fourchelang, (je savais que j’étais un peu sorcière, mais quand même.) je demandais l’autorisation au seul serpent de la réserve, de le prendre en photo, pour le montrer à Victor, alors qu’il était sagement endormi, il s’est redressé, exactement comme dans la scène d’Hary Potter, le pire, c’est lorsque je suis revenue en fin de journée, espérant que les tortues tropicales soient réveillées, il m’a reconnu, et je lui ai fait faire le beau, avec mon doigt. Et dire que j’ai peur de ces bêtes-là. Mais comme me le disait si justement mon guide, c’est par ignorance, et peur, que les hommes, exterminent des espèces entières, heureusement que d’autres comme Gerald Durrell se battent pour les protéger. J’ai également eu la chance d’assister à un ballet privé, donné par les flamants roses. Par malice, et aussi par tranquillité, je gardais les gorilles,et, les orang-outans pour la fin. J’étais venue pour eux. Je suis disons le fascinée par les primates, depuis ma plus tendre enfance. Cependant, une fois de plus c’est mon mari, qui m’a fait apprécier les gorilles, que je considérais à tort, jusque-là, comme de grosses brutes. Lorsque je suis arrivée dans leur espace, la foule les avait déjà délaissés. Ils n’étaient donc plus dans leur parc, mais dans leur abri. Et mon gros pépère, me boudait royalement assis contre la paroi, il me tournait le dos, je pensais qu’il était endormi, mais non, il m’a fait comprendre qu’il était conscient de ma présence. C’est les soigneurs, qui ont sauvé ma rencontre, il était l’heure de les nourrir. Si le mâle jouait les stars blasées, le petit lui, m’a fait rire par ses facéties. J’ai pu admirer l’amour maternel d’une mère aurang-outan, prête à tout pour protéger son petit, doit-elle y perdre la vie. J’ai même assisté, à une terrible scène de ménage, à cause du même petit, qui cherchait les ennuis depuis un moment, et quand le père s’est fâché, et l’a pris en chasse, j’ai franchement eu peur, que la mère n’arrive pas à temps. Mais tout comme son congénère gorille, l’aurang-outan n’est pas violent, il a juste donné une bonne leçon au petit, en lui faisant peur, (et à moi aussi par la même occasion), et lorsqu’il a vu, que sa progéniture avait compris, il a attendu que la mère vienne le chercher pour l’emmener, loin de lui.

La météo a fait qu’il y a eu que très peu de monde, peut-être une trentaine, ce qui me laissait largement le temps de déambuler, à ma guise. Et de m’agacer par le comportement de certains visiteurs. Bruyant, irrespectueux. Qui sous prétexte qu’ils ont payé un droit d’entrée, pensent que la réserve à un dû. Qui passent d’un espace à l’autre, sans prendre le temps ni de lire, les conseils, ni de se laisser apprivoiser par les animaux. Pour eux, ces derniers devraient poser, pour qu’ils puissent rapporter les clichés à leur tableau de chasse. C’est dommage, un quart des visiteurs auront fait le tour en une heure, trouvant que le prix est cher, pour ce qu’on y voit, je rappel qu’il s’agit d’une réserve, pas d’un zoo, donc pas d’éléphant, de rhinocéros, etc. Pas la moitié de la trentaine de visiteurs pourtant anglophone, n’aura vraiment compris le travail effectué à Durrell. Grâce à mon interlocuteur, un Écossais, ayant vécue deux ans à Chârtre, mélangeant un anglofresh, et moi un francglais, je vous écrirais un article plus long, plus détaillé, de cette visite. Comme je lui ai fait remarquer, il est dommage, que tout ne soit indiqué que dans la langue de Shakespeare, en riant, il m’a proposé de faire la traduction, était-il sérieux ? Je le pense, car comme nombre de bénévoles de la réserve, il ne compte pas ses heures. Malheureusement, cela m’obligerait à rester trop longtemps, après je n’aurais plus l’envie de repartir, car chaque jour, j’aime un peu plus cette île, où je reviendrais, c’est certain.

Parfois, le métier de blogueuse professionnelle, n’est pas facile, méconnu, on est souvent la proie des moqueries, des réflexions en tous genre, et parfois comme aujourd’hui, on se dit qu’on fait l’un des plus beau métier du monde. Je suis fière d’être devenue l’ambassadrice d’honneur, française, le temps d’une journée, pour vous faire découvrir cet endroit magnifique, un incontournable, de Jersey.

Voici, quelques photos, il y en a encore pleins d’autres, que je vous montrerais en même temps que l’article sur Durrell.

Mon gros pépère qui me boude

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